Mardi 12 janvier 2010
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... elle est pas polie !
Oui, c'est vrai, aujourd'hui, j'ai envie d'être vulgaire et impolie. Donc je vous préviens, pour cet article, âmes sensibles s'abstenir.
La France à froid. Oui, on se caille les miches, on se gèle les couilles, on se pèle le cul.
Les écharpes, gants, bonnets, manteaux, bottes de spationautes, etc. sont de sortie. Les vieux glissent sur les trottoirs... ziiiiip.... plaf ! Et un col du fémur, un ! Les trains sont bloqués, les avions ne veulent plus avionner, les chaudières claquent, les batteries des voitures font grève, tout ça, tout ça.
Bref, c'est l'HIVER.
Et même si ça a l'air de surprendre tout le monde, il paraît que ça arrive chaque année à la même époque. Le réchauffement climatique c'est surtout l'été hein, l'hiver, les écolos sont enrhumés comme les autres.
Bref, ce que je tenais à souligner c'est que d'une part, l'hiver n'est absolument pas le sujet de cet article, et d'autre part (et non, ça n'a absolument aucun rapport), l'autre jour j'ai entendu à la télé dans une émission que j'aime bien : ça balance à Paris, pour ne pas la citer, que ça ne se faisait pas de chouiner parce qu'on perd son pouvoir d'achat, parce que les anti-tabacs sont les pires emmerdeurs de la terre, parce que les éboueurs font grève ou parce que les gens abandonnent leurs chiens avant les vacances d'été. Il parait que c'est "facile" et que ça manque d'originalité et profondeur.
Moi je dis : ça fait dix ans que je travaille dans la même entreprise (privée). Il y a dix ans, je sortais de temps en temps, j'allais cinq ou six fois par an au restau, je fumais, je m'achetais des livres et des CD, j'allais me balader pendant mes jours de congés, je partais un petit peu en vacances, et j'avais quand même de quoi m'acheter à manger jusqu'à la fin du mois.
Dix ans plus tard, j'ai donc beaucoup plus d'ancienneté, je suis toujours en CDI, toujours à plein temps, je fais des heures supplémentaires tous les mois, mais avec mon salaire, je vis seulement pendant quinze jours sur trente, je mange des oeufs et des pâtes tous les jours, je ne sors plus, je ne pars plus en vacances, je ne lis plus, je ne baise plus, je ne fume plus, je ne mange plus, je ne picole plus, je voyage jamais plus loin qu'à regarder le paysage depuis mon balcon (sauf quand j'écris des romans et des fanfictions mais ça ce sont mes voyages intérieurs, ils coûtent pas cher et heureusement que je les ai sinon je me serais jetée d'un pont depuis longtemps).
Donc, d'accord c'est vrai, ce n'est pas original comme propos, mais pour ma part, je trouve les profondeurs du vide de mon compte en banque abyssales, tout comme celles de l'hypocrisie et de la malhonnêteté de bon nombre de personnes de mon entourage professionnel (et ce, généralement, de façon proportionnelle à la hauteur de leur position dans la hierarchie et nombre de chiffres avant la virgule sur leur bulletin de salaire), et si j'ai envie de clamer au monde entier que ça me fait profondément chier, je ne vois pas pourquoi je me priverais de le dire, parce que même fauchée, parler c'est une chose qu'on ne pourra pas m'enlever (quoi que, vu que je ne peux plus me payer le dentiste... bref, ne soyons pas gores).
Et là vous vous dites : OK, mémé fait sa cricrise de gagatisme, ça va lui passer.
Effectivement, la crise (économique, pas la crise de sénilité de l'auteur), la perte de mon pouvoir d'achat, et le fait que je crève la dalle ne sont pas non plus le sujet de cet article.
Alors, vous interrogez-vous, de quoi veut-elle parler, à la fin ?
Eh bien voilà : dans mon immeuble, il y a beaucoup de personnes d'un certain âge. Disons,... bien mûres... pas loin de se détacher de la branche et de s'écraser par terre avec un bruit mou et juteux... splouiiirchhh....
Et donc, ces gens-là, voyez-vous, sont fragiles. C'est vrai hein, non, sérieusement : une mauvaise grippe, une glissade sur le trottoir, et hop...
Et donc (bis), - là vous allez voir comme j'ai puissamment amené mon sujet, l'air de rien, en racontant n'importe quoi depuis le début - ils aiment bien avoir chaud dans leur maison. Et dans mon immeuble, il y a un chauffage collectif, et comme c'est l'hiver et que mon immeuble est plein de vieux, le syllogisme est facile à faire ! Je détaille ?
Première partie.
Les vieux allument le chauffage quand il fait froid.
C'est l'hiver donc il fait froid.
C'est l'hiver donc les vieux allument le chauffage.
Deuxième partie :
C'est l'hiver donc les vieux allument le chauffage.
Dans mon immeuble il y a un chauffage collectif.
Conclusion : J'EN AI MARRE DE CREVER DE CHAUD BORDEL DE MERDE !!!!!
Voilà ! Je l'ai dit ! A demain !
Oui, c'est vrai, aujourd'hui, j'ai envie d'être vulgaire et impolie. Donc je vous préviens, pour cet article, âmes sensibles s'abstenir.
La France à froid. Oui, on se caille les miches, on se gèle les couilles, on se pèle le cul.
Les écharpes, gants, bonnets, manteaux, bottes de spationautes, etc. sont de sortie. Les vieux glissent sur les trottoirs... ziiiiip.... plaf ! Et un col du fémur, un ! Les trains sont bloqués, les avions ne veulent plus avionner, les chaudières claquent, les batteries des voitures font grève, tout ça, tout ça.
Bref, c'est l'HIVER.
Et même si ça a l'air de surprendre tout le monde, il paraît que ça arrive chaque année à la même époque. Le réchauffement climatique c'est surtout l'été hein, l'hiver, les écolos sont enrhumés comme les autres.
Bref, ce que je tenais à souligner c'est que d'une part, l'hiver n'est absolument pas le sujet de cet article, et d'autre part (et non, ça n'a absolument aucun rapport), l'autre jour j'ai entendu à la télé dans une émission que j'aime bien : ça balance à Paris, pour ne pas la citer, que ça ne se faisait pas de chouiner parce qu'on perd son pouvoir d'achat, parce que les anti-tabacs sont les pires emmerdeurs de la terre, parce que les éboueurs font grève ou parce que les gens abandonnent leurs chiens avant les vacances d'été. Il parait que c'est "facile" et que ça manque d'originalité et profondeur.
Moi je dis : ça fait dix ans que je travaille dans la même entreprise (privée). Il y a dix ans, je sortais de temps en temps, j'allais cinq ou six fois par an au restau, je fumais, je m'achetais des livres et des CD, j'allais me balader pendant mes jours de congés, je partais un petit peu en vacances, et j'avais quand même de quoi m'acheter à manger jusqu'à la fin du mois.
Dix ans plus tard, j'ai donc beaucoup plus d'ancienneté, je suis toujours en CDI, toujours à plein temps, je fais des heures supplémentaires tous les mois, mais avec mon salaire, je vis seulement pendant quinze jours sur trente, je mange des oeufs et des pâtes tous les jours, je ne sors plus, je ne pars plus en vacances, je ne lis plus, je ne baise plus, je ne fume plus, je ne mange plus, je ne picole plus, je voyage jamais plus loin qu'à regarder le paysage depuis mon balcon (sauf quand j'écris des romans et des fanfictions mais ça ce sont mes voyages intérieurs, ils coûtent pas cher et heureusement que je les ai sinon je me serais jetée d'un pont depuis longtemps).
Donc, d'accord c'est vrai, ce n'est pas original comme propos, mais pour ma part, je trouve les profondeurs du vide de mon compte en banque abyssales, tout comme celles de l'hypocrisie et de la malhonnêteté de bon nombre de personnes de mon entourage professionnel (et ce, généralement, de façon proportionnelle à la hauteur de leur position dans la hierarchie et nombre de chiffres avant la virgule sur leur bulletin de salaire), et si j'ai envie de clamer au monde entier que ça me fait profondément chier, je ne vois pas pourquoi je me priverais de le dire, parce que même fauchée, parler c'est une chose qu'on ne pourra pas m'enlever (quoi que, vu que je ne peux plus me payer le dentiste... bref, ne soyons pas gores).
Et là vous vous dites : OK, mémé fait sa cricrise de gagatisme, ça va lui passer.
Effectivement, la crise (économique, pas la crise de sénilité de l'auteur), la perte de mon pouvoir d'achat, et le fait que je crève la dalle ne sont pas non plus le sujet de cet article.
Alors, vous interrogez-vous, de quoi veut-elle parler, à la fin ?
Eh bien voilà : dans mon immeuble, il y a beaucoup de personnes d'un certain âge. Disons,... bien mûres... pas loin de se détacher de la branche et de s'écraser par terre avec un bruit mou et juteux... splouiiirchhh....
Et donc, ces gens-là, voyez-vous, sont fragiles. C'est vrai hein, non, sérieusement : une mauvaise grippe, une glissade sur le trottoir, et hop...
Et donc (bis), - là vous allez voir comme j'ai puissamment amené mon sujet, l'air de rien, en racontant n'importe quoi depuis le début - ils aiment bien avoir chaud dans leur maison. Et dans mon immeuble, il y a un chauffage collectif, et comme c'est l'hiver et que mon immeuble est plein de vieux, le syllogisme est facile à faire ! Je détaille ?
Première partie.
Les vieux allument le chauffage quand il fait froid.
C'est l'hiver donc il fait froid.
C'est l'hiver donc les vieux allument le chauffage.
Deuxième partie :
C'est l'hiver donc les vieux allument le chauffage.
Dans mon immeuble il y a un chauffage collectif.
Conclusion : J'EN AI MARRE DE CREVER DE CHAUD BORDEL DE MERDE !!!!!
Voilà ! Je l'ai dit ! A demain !
Par Nandra-chan
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Publié dans : Treize mille jours, plus ou moins
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Le Voyage de Chihiro - Joe Hisaishi - Le sixième gîte d'étape.
Il existe une force occulte, un pouvoir très particulier, auquel nous ne pensons pas
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