Le thé
Le théier, aussi nommé arbre à thé, ou thé, est un arbuste originaire d’Extrême-Orient. Il fait partie de la famille des théacées.On distingue trois formes de cette espèce cultivées dans le monde entier. Les cultures se situent principalement en Chine, Inde, Sri Lanka (Ceylan), à Taïwan (Formose), au Japon, au Népal, en Turquie, au Kenya et en Tanzanie. L’espèce Assam (Camellia sinensis assamica) se cultive en milieu tropical humide, tandis que les autres espèces comme le Yunnan (Camellia sinensis sinensis), supporte des conditions plus rigoureuses.
La cueillette du thé :
Dans les plantations, le théier est taillé pour ne pas dépasser un mètre ou un mètre vingt de haut, pour en faciliter la cueillette. Après avoir été planté, il faut trois à quatre ans à un pied pour commencer à être récolté. La cueillette s’effectue ensuite plusieurs fois par an, chaque période durant une quinzaine de jours, et uniquement dans la période où la croissance du théier est active, c'est-à-dire lorsque la luminosité est d’environ onze heures par jour.Ce sont les feuilles que l’on cueille, et toutes n’ont pas la même qualité ni la même valeur. Et il existe ainsi trois sortes de cueillettes, effectuées généralement à la main par les femmes.
Le pekoe est le plus recherché. A l’extrémité des branches, le pekoe forme un bouton recouvert d’un duvet blanchâtre. Il s’agit tout simplement d’une jeune pousse encore enroulée sur elle-même. Lors de la cueillette dite « impériale », seul le pekoe est ramassé. Cette forme de cueillette, aujourd’hui très rare, était autrefois réservée pour les besoins de l’empereur et les feuilles étaient délicatement coupées par des jeunes vierges gantées de blanc, avec des ciseaux d’or.
Ensuite, en redescendant la branche, on trouve les feuilles jeunes, vert clair, qui sont les plus riches et fournissent les boissons les plus raffinées et savoureuses. Lors de la cueillette dite « fine », ou « royale », on ramasse le pekoe et deux feuilles.
Et enfin, lors de la cueillette normale, on prend le pekoe et trois feuilles ou plus. Plus les feuilles sont vieilles, sombres et larges, plus leur qualité laisse à désirer.
Les procédés de fabrication :
Il existe de nombreuses sortes de thé (thé vert, noir, blanc, bleu, rouge, jaune, aromatisé, etc…) et contrairement à ce que l’on croit, ils ne sont pas issus de plantes différentes mais seulement des trois espèces cultivées. Leurs différences viennent des traitements qui sont appliqués aux feuilles une fois la cueillette effectuée.
Le thé vert subit une étape de fixation (à la chaleur sèche ou humide) pour stopper son oxydation, puis a lieu le roulage, qui lui donne sa forme et sa couleur définitive.
Le thé noir subit d’abord un flétrissage, puis un roulage, suivit d’une séance de fermentation, de dessiccation, et enfin un tamisage.
Le thé blanc est simplement séché à l’air libre.



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Mangeons du thé
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